Fait main, vraiment : l’histoire derrière mes photos

Fait main, vraiment : l’histoire derrière mes photos

FRANÇAIS

Laissez-moi vous raconter une histoire.

C’est celle d’une créatrice artisane qui a choisi de faire de sa passion son métier. Chez Wooliette, je vends tout ce que je produis, et uniquement ce que je produis. Mis à part quelques articles de mercerie, tout ce que vous trouvez dans ma boutique est passé entre mes mains : la laine que je teins écheveau par écheveau, les patrons que je dessine, tricote, ajuste puis écris ligne après ligne, les kits que je compose un à un.

Mes journées durent souvent dix-huit heures. Je les passe soit à l’atelier, entre les cuves de teinture et les écheveaux qui sèchent, soit au bureau, à écrire, répondre à vos messages, préparer les colis et faire vivre la boutique. Je ne m’en plains pas : c’est le prix d’un rêve que je poursuis de tout mon cœur, celui de vivre pleinement de cette passion.

Mes photos font partie de cette histoire. Je m’applique à les rendre belles, parce que je veux que vous puissiez voir la laine comme je la vois : sa lumière, sa douceur, le relief des mailles. Toutes sont prises chez moi, en Seine-et-Marne, ou dans les rues de Paris. Et les personnes qui portent mes modèles ne sont pas des mannequins anonymes. Ce sont mes amies et mes proches, celles et ceux qui me soutiennent depuis le premier jour et qui acceptent de poser le temps d’un après-midi pour mettre mon travail en valeur.

Alors quand je lis, sous une publication, que mes images auraient été créées par l’intelligence artificielle, cela me désole. Et cela me montre à quel point la méfiance s’est installée, au point que le soin et la beauté finissent par paraître suspects. C’est un drôle de paradoxe : plus on met de cœur à montrer son travail sous son meilleur jour, plus on risque d’être soupçonné de tricher.

Je comprends pourtant ce doute. Les images générées envahissent nos écrans, et il devient difficile de distinguer le vrai du fabriqué. Mais derrière Wooliette, il y a une personne, des mains tachées de teinture, des soirées à tricoter et des amies qui rient pendant les séances photo.

La meilleure réponse reste de se rencontrer. Venez me voir sur les salons où je tiens un stand : vous pourrez toucher la laine, regarder les mailles de près et discuter teinture avec moi. Et si vous ne pouvez pas venir, retrouvez-moi en vidéo. Je vous y montre, mains à l’ouvrage, comment démarrer la Capucharpe Garance. Pas de filtre, juste de la laine, des aiguilles et un peu de patience. Le prochain tuto, consacré aux augmentations, arrive très bientôt.

Merci à toutes celles et ceux qui me soutiennent. Le fait main a besoin de temps, de confiance et de regards bienveillants. Vous en êtes la preuve.

Lucia, Wooliette


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