Alpaga ou mohair ? Comment choisir sa laine

Alpaga ou mohair ? Comment choisir sa laine

JOURNAL · WOOLIETTE

Deux fibres douces, deux caractères — et chez Wooliette, une alternative pour chacune.

C’est une question qui revient souvent dans mes messages : alpaga ou mohair ? Les deux fibres ont leurs inconditionnelles, et je vous comprends — j’ai moi-même du mal à choisir. La vérité, c’est qu’il n’y a pas de bonne réponse universelle : tout dépend de votre peau, du rendu que vous cherchez et du projet que vous avez en tête. Alors faisons le tour ensemble, tranquillement.

Le mohair, notre petite signature

Chez Wooliette, le mohair tient une place à part. C’est cette fibre légère, tirée de la chèvre angora, qui donne ce fameux halo vaporeux autour du tricot — ce petit nuage qui capte la lumière et adoucit les couleurs teintes à la main. Associé à la soie, comme dans notre base mohair et soie, il apporte de la chaleur sans le poids, et cette luminosité qui fait qu’on reconnaît un tricot avec des laines Wooliette au premier coup d’œil.

Chez Wooliette, le mohair que je teins est reconnu pour sa grande douceur : il ne gratte pas. Je choisis les fibres les plus fines et les plus nobles, et surtout, au moment de la teinture, j’utilise un procédé qui protège la fibre pour qu’elle garde toute sa douceur naturelle. Sachez aussi que le mohair se porte très bien tant qu’il n’est pas en contact direct avec la zone du cou, un peu plus sensible ; associé à un fil de fingering, vous obtenez les plus beaux ouvrages.

Autre avantage, et non des moindres : un ouvrage en mohair peut vous accompagner des années. Il suffit de le dépoussiérer en le passant dans un bain d’eau et de vinaigre blanc, et il retrouve son gonflant et sa brillance pour des années encore. C’est surtout pour ça que j’aime le mohair — autant le teindre que le tricoter. Et associé à une fibre comme une single, la Yalux (yak, soie et mérinos) par exemple, c’est un pur bonheur.

L’alpaga, la douceur sans le halo

C’est là que l’alpaga entre en scène. Cette fibre venue des Andes est réputée pour sa douceur et sa chaleur, souvent supérieures à celles du mérinos. Elle ne contient pas de lanoline, ce qui la rend plus facile à porter pour les peaux réactives, et le bébé alpaga (la première tonte, la plus fine) est d’une douceur qui surprend toujours au toucher.

L’alpaga classique n’a pas de halo : il donne un tricot lisse, avec un peu plus de densité que le mohair et une vraie tenue. Mais si c’est justement le halo du mohair qui vous manque, il existe une variété qui s’en rapproche : le suri alpaga, aux fibres longues et soyeuses, qui offre ce voile lumineux façon mohair… sans le mohair. La meilleure des deux mondes, en somme.

Alpaga ou mohair : les vraies différences

Contrairement à une idée reçue, l’alpaga est aussi chaud que le mohair : côté chaleur et thermorégulation, les deux se valent parfaitement. La vraie différence se joue sur le rendu. Le mohair a cette brillance délicate, si jolie sur un ouvrage terminé, qui donne aussitôt un air luxueux au vêtement ; l’alpaga, lui, offre un fini plus mat. Le mohair est aussi moins dense et plus gonflant, tandis que l’alpaga a tendance à s’écraser un peu plus, pour un tombé plus fluide et moins de volume. Deux rendus différents, pour des qualités thermiques identiques. Côté peau, l’alpaga reste en général mieux toléré ; et côté entretien, les deux aiment un lavage doux à la main et un blocage tout en délicatesse.

Chez Wooliette, vous n’avez pas à choisir

C’est tout l’esprit de la maison : proposer des alternatives, pour que chacune trouve la laine qui lui convient. À côté de nos bases mohair et soie Super Doucette, j’ai réuni une petite famille de laines à l’alpaga, toutes teintes à la main, pour tricoter sans mohair sans rien sacrifier à la douceur ni à la couleur :

Perla — 70 % bébé alpaga, 20 % soie et 10 % cachemire. La douceur absolue, avec un soupçon de luxe. Fingering, environ 400 m pour 100 g.

Nido — 51 % bébé alpaga et 49 % coton Pima. Légère et facile à vivre, elle se tricote seule comme une DK. Environ 300 m pour 100 g.

Setaluna — 75 % suri alpaga et 25 % soie de mûrier. Le fameux voile lumineux façon mohair, sans le mohair. Poids dentelle, environ 420 m pour 50 g.

Yakou — 40 % bébé alpaga, 15 % yak, 35 % soie et 10 % mérinos extra-fine. Profonde et chaleureuse, avec cette profondeur de couleur que seul le yak sait donner. Environ 400 m pour 50 g.

Comment choisir la vôtre

Peau réactive ou envie d’un tricot tout lisse, sans halo ? Partez sur l’alpaga, les yeux fermés. Envie du halo vaporeux et de la légèreté ? Le mohair et soie reste imbattable — ou tentez le suri alpaga (Setaluna) pour un effet proche, tout en douceur. Vous cherchez de la tenue et un joli tombé ? Perla et Nido sont vos alliées. Et si vous aimez les couleurs profondes et enveloppantes, laissez-vous tenter par Yakou.

 

Envie de vous lancer ? Toutes ces bases sont disponibles en kits laine + patron pour la capucharpe Garance, avec ou sans mohair, en précommande dans la boutique. À vous de choisir votre camp — ou pas.

Vous pouvez découvrir les différentes bases en alpaga dans les différents kits  Garance

À très vite au coin des aiguilles.

@wooliette · #capucharpewooliette · www.wooliette.com

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